actuellement à la Crypte de Grez-sur-Loing, présentée par Clara Darrason:

Exposition INDICES DE PRÉSENCE

au fond: Terra (Rosa), 500 × 700 cm, 2026, cire d’abeille, argile, gommes végétales, caséine, acrylique et pigments sur toile, au sol: Indices de présence, installation éphémère, sable, terre, pigments, cendres de la forêt de Fontainebleau, photographie Holly Fogg

La possibilité de contempler la Terre est récente dans l'histoire de l'humanité. Grâce aux premières images de la Terre prises par la mission Apollo 8 en 1968, les êtres humains ont pu faire l'expérience de « l'effet de vue d'ensemble » (*Overview effect*) : ce sentiment de tomber amoureux de la Terre en la voyant depuis l'espace.

Depuis ses origines, l'art sert à représenter ce qu'une culture considère comme sacré, et à soutenir la visualisation collective de l'avenir. Dans un contexte religieux, une icône est une image qui accompagne la prière.

“Le combat écologique fera vibrer le coeur imaginatif de la société s’il sait prendre en compte la dimension artistique et

culturelle de la planète.”

Pierre Restany, Frans Krajcberg, Claude Mollard, Manifeste du Naturalisme Intégral, 2013

actuellement à la galerie Silas Von Morisse, Etats-Unis:

Exposition TERRA

Terra (Nemonte), 153 x 153 cm, 2025, chaux, sable, poudre de marbre et pigments sur panneau de bois, photographie Holly Fogg

actuellement à Temple University, Charles Library, Philadelphie : Le Grand Bleu, exposition permanente

Juliette Dumas, Whale Fluke (Le Grand Bleu), 2018. Vue d'exposition permanente, Charles Library, Temple University, Philadelphie, Etats-Unis, courtesy Silas von Morisse gallery

La Charles Library, conçue comme une « grotte sous-marine » par Snøhetta, Temple University, Philadelphie

“The scars of a life find their way from the depths of the abyss, inscribed on the fluke of the leviathan, into our space. Dumas chooses the tail of the cetacea as her muse, an appendage that is already used by marine biologists to identify individual animals. The tail is a tabula rasa covered with the marks of shark attacks and fisherman's hooks. Every one is different.”

— William Corwin, Delicious Line, April 2018

Whale Fluke (Night), 2018, argile et pigments sur papier marouflé sur toile, 152 x 365 cm, collection privée, Etats-Unis, courtesy Silas von Morisse gallery

Marquée par des rencontres bouleversantes avec des créatures de l'océan — une baleine à bosse, un groupe de dauphins ou une tortue marine — au large des côtes de la Guadeloupe, du Mexique, de l'Islande et même de New York où elle a vécu six ans, Juliette Dumas inscrit cette sagesse reçue intuitivement dans de grands formats.

Inspirée par ses visites des nombreuses grottes ornées de France, elle a créé une surface à base d'argile, de cire d'abeille et de pigments sur laquelle, une fois humidifiée, chaque geste laisse une trace.

Whale Fluke (Night), argile, pigments et gomme végétale sur papier marouflé sur toile, détail

La queue d'une baleine à bosse, ainsi transcrite à taille réelle, cicatrice après cicatrice, devient une icône du principe de résilience et de restauration des écosystèmes.

Juliette Dumas, Shelltone Whale Project, Guadeloupe, 2019, photo de Valérie Gueit

La vocaliste Ami Yamasaki interprète les peintures de queues de baleine, qu'elle « entend » comme des partitions sonores

The Gateway, 2020, vue d’atelier, 100 x 310 cm, structure en acier, aluminium, plâtre, enduit et pigments. Structure et socle : Atelier Jordan Da Fonte